11.06.2009
Turqueries et autres chinoiseries... L'exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle
C'est samedi dernier qu'a démarré l'exposition "Turqueries et chinoiseries. L'exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle" au Château de Lunéville en Meurthe-et-Moselle, qui sera ouverte jusqu'au 20 septembre.
L'occasion est alors données au visiteur de comprendre les raisons et le contexte de l'arrivée de l'exotisme en territoire ducal.
Tandis que de grandes tentures, dont une prêtée par le Kunsthistorisches Museum de Vienne, montrent le cadre turquisant dans lequel s'inscrivent les blasons lorrains au début du XVIIIe siècle, des tableaux illustrent quant à eux les faits d'armes que Léopold aimait à rappeler à sa cour. En effet, Charles V, père du duc Léopold, se voyant éloigné de ses territoires lorrains par Louis XIV, a longuement combattu aux côtés de l'Empereur du Saint-Empire, repoussant notamment l'ennemi turc à Vienne et à Bude. C'est ce prestige du vainqueur qu'on voulait remémorer en développant des motifs orientalistes dans l'art lorrain.
Une second salle traite quant à elle de la chinoiserie, qui entre en lorraine avec l'ouverture globale de l'Europe vers l'Orient (Compagnie des Indes, ...). Aux papiers peints importés fait alors face un magnifique fauteuil provenant sans doute du mobilier du duc Stanislas, et qui déploie des motifs de pagode dont le modèle n'est certainement pas occidental ! Une reconstitution de cabinet de collectionneur montre ensuite des porcelaines et grès rouges importés de Chine, qui influenceront les artistes lorrains dans leur affection pour la chinoiserie.
Enfin, une dernière salle concerne le XVIIIe siècle un peu plus avancé, sous le règne de Stanislas. Deux tableaux provenant de Chambord accueillent le visiteur: il s'agit de Stanislas et de sa femme Catherine Opalinska représentés en sultan et sultane (peints par J.-B. Lemercier). Un éventail de faïenceries de Lunéville montre ensuite l'évolution des techniques et des motifs chinoisants tout au long du siècle. La salle se termine enfin par une touche architecturale: la reconstitution en miniature du Trèfle, pavillon construit à Lunéville par Emmanuel Héré dans les années 1730. Il séduit par son plan trilobé, son toit ondulé, et son intérieur cossu. Deux panneaux, provenant du château de Neuviller-sur-Moselle, illustrent alors la chinoiserie dans les décors intérieurs, avec des motifs peints par m'artiste André Gergonne.
L'exposition "L'exotisme en Lorraine au XVIIIe siècle" répond donc tout à fait à ses objectifs en le fait qu'elle montre au visiteur à travers des exemples aussi variés que soignés de quelle manière s'est inscrit en territoire ducal ce goût pour l'Orient.
Coup du sort, coup de chance: A Vic-sur-Seille se déroule une exposition sur Emile Gallé, directeur de l'Ecole de Nancy, et artiste polyvalent, dont les motifs et les formes furent quant à elles inspirées par l'univers japonais. C'est l'occasion de voir à quel point l'exotisme est encore de mise au début du XXe siècle (et même au XXIe siècle, vu l'affluence de visiteurs !). Cette exposition qui semble aussi belle qu'originale permet donc, avec Lunéville, d'appréhender ce goût pour l'Orient en Lorraine à travers deux siècles... Nous nous empresserons de la visiter afin de pouvoir vous rendre des comptes un peu plus précis.
Alors bonne visite, et n'oubliez pas:
Lunéville, ouvert du mercredi au lundi, de 14h à 18h en juin, de 10h à 12h et de 14h à 18h en juillet-août-septembre - entrée gratuite.
Vic-sur-Seille, ouvert du mardi au dimanche, de 9h30 à 18h00 jusqu'au 30 août - plein tarif: 7€, tarif réduit 3,50€ (donne lieu à une réduction de moitié du prix de l'exposition Majorelle à Nancy).
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18.06.2008
Au Saint Innocent de la Révolution
Ne cherchez aucune raison à cet article. Il n'est motivé par aucune date particulière et ne concerne pas le Saulnois, mais c'est un sujet qui me tient à coeur. La semaine dernière est passée sur France 2 l'émission "Secrets d'Histoire" de Stéphane Bern, portée sur la famille Romanov. Cette famille, celle du dernier tsar, a été complétement décimée sous les ordres de Lénine qui, s'appuyant sur l'exemple français, pensait qu'une Révolution ne pouvait être pleine que si les derniers monarques périssaient. C'est ainsi qu'en France ont décapité le couple royal, et que leurs enfants n'ont pas été promis à un meilleur destin.
Il en est allé ainsi pour Louis XVII, le petit roi dont le coeur repose à Saint-Denis et dont les livres d'histoire ne parlent pas beaucoup. Permettez-moi de le considérer comme un Saint Innocent. Ainsi, si on a tué tant d'enfant il y a un peu plus deux-mille ans par peur de la naissance du Messie, on amené le petit Charles Louis à sa perte en 1795 par peur de la naissance d'un Roi...
Petite biographie d'une courte vie... Louis XVII est né en mars 1785. Le petit Louis Charles n'était pas destiné à ête Roi avant que songrand frère ne meurt en 1789 d'une tuberculose osseuse. C'est ainsi que le petit Louis devint le dauphin... A la Révolution, la famille royale est enfermée au Temple et, à la décapitation du couple royal en 1793, l'enfant est laissé à la garde d'Antoine Simon, cordonnier.
Ce dernier est alors censé le traiter comme un petit citoyen ordinaire... Cependant, on le pousse à reconnaître une relation d'inceste avec sa mère, alors qu'il n'est âgé que de 8 ans... Pendant les 6 premiers mois de 1794, le petit Louis XVII est enfermé dans une cellule exigüe, obscure, sans hygiène, sans secours... L'enfant, qui vite accroupi, est alors rongé par la gale et la tuberculose... Louis XVII meurt en juin 1795 dans sa prison d'une péritonite tuberculeuse...
Triste destin du à la naissance de ce pauvre enfant... Afin de réaliser l'innocence de ce petit bambin, je vous invite à jeter un oeil à quelques portraits de lui. Il en est un notamment, qui est apparu dans une vente en 1977 et qui est attribué à Greuze. Ce tableau serait le dernier portrait de Louis XVII à l'âge de dix ans. Je le joins à l'article afin que vous puissiez constater la détresse de ce pauvre gamin-roi... JE me suis également permis d'ajouter un melting-pot de portraits de Louis entre 5 et 7 ans, ainsi qu'une superposition de ces derniers pour les comparer à celui de 1795...
Si cela ne vous émeut pas, moi si... J'espère d'ailleurs qu'une plus grande place lui sera accordée un jour dand l'Histoire, pour qu'on se souvienne de cet enfant, qui plus que d'autres, a été martyr de par son sang...
11:16 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
01.06.2008
La Victoire en chantant...
Eh oui !!! Je ne blaguais pas lorsque je me prétendais cousin avec le compositeur du "Chant du Départ"...
Etienne Nicolas Méhul était bien le petit-neveu d'un de mes aieuls !!!
Pour le moment, il est d'ailleurs le seul de mes cousins qui soit connu.
Notre branche commune, pour le plaisir (chanson bien moins belle d'ailleurs...):
Pour toute info sur celui qui s'avère avoir été le premier compositeur romantique français, je vous renvoie vers sa page Wikipédia que j'avais bien rempli, mais qui s'est vue maintes fois complétée depuis mon passage.
22:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










